Au programme de ces soirées :
- 3 pièces pour orgue jouées par François Clément (organiste titulaire des orgues de la cathédrale de Clermont-Fd) :
- Sebastian Aguilera de Heredia (1561-1627) : Ensalada
- Samuel Scheidt (1587-1654) : Variations sur une gaillarde de John Dowland
- Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621) : Ballet du Grand Duc
- 2 mouvements (Gloria et Agnus Dei), extraits d'une messe en cours de composition par Michel Pelletier, chef de choeur
- La "Messe du Couronnement" de Mozart
Les trois concerts de cette fin d'année 2006, sur une "production Choeur de Riom", ont été donnés le vendredi 24 à l'église St Genès des Carmes de Clermont-Fd, le samedi 25 en l'église de Loubeyrat, et le dimanche 26 à Notre-Dame du Marthuret de Riom.
La production de ces concerts a permis aux responsables et à tous les choristes de cet ensemble de renouer avec l'engagement, l'énergie, le volontarisme, et l'envie de réussir "une grande chose" comme ils l'avaient déjà fait dans le passé, notamment avec l'oratorio "Le Messie" de Haëndel (en 1999/2000), à jamais dans leur mémoire collective...
Pour ce faire, ils ont réussi à mobiliser de nombreux acteurs : les élus (maires et conseillers généraux), les services techniques des villes de Riom et de Clermont, mais aussi leurs "frères et soeurs" des chorales La Chamade et Crescendo, volontaires parmis les volontaires !...
Ce fut une réussite exemplaire !
Un public nombreux, enthousiaste, y compris en ce petit bijou qu'est l'église de Loubeyrat (où il a fallu toutefois démonter les stalles du choeur pour y loger les artistes...). Et pour finir à Riom, où malheureusement l'église du Marthuret ne pu accueillir tous ceux qui s'y présentèrent...
Composée au printemps 1779, la "Messe du Couronnement" est une œuvre riche et flamboyante d'un Mozart âgé de 23 ans seulement. Elle a pourtant été écrite en une période délicate de sa vie : rentré à Salzbourg après avoir parcouru l’Europe pendant un an sans avoir connu la gloire et les honneurs qu’il espérait, il a aussi perdu sa mère à Paris. Sur ordre de son père, celui qui rêvait de voyage et de liberté reprend alors sa place de Konzertmeister auprès du Colleredo qu’il avait pourtant quitté avec fracas...
Ecrite pour 4 voix solistes, chœur mixte, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 3 trombones, des timbales, un orgue et des cordes, iI s’agit d’une « messe brève », selon une liturgie "fonctionnelle" s’appuyant sur des textes voulus concis et intelligibles.
Vingt-cinq minutes suffiront à Mozart pour capter la force d'une foi coulant de source…
Comme le Requiem, cette messe détient une place particulière dans le répertoire sacré Mozartien et jouit toujours du même succès que celui qu’elle a connu dès sa création. Et comme la Flûte Enchantée, cette oeuvre populaire et simple se révèle complexe à ceux qui veulent l'approfondir. Ses contrastes saisissants entre une masse sonore imposante et la fragilité apparente de la voix de soprano sont remarquables. Cette recherche d'écho entre la force du chœur et l'aérien de cette voix d'ange donne à cette oeuvre une vraie puissance poétique.
Les chorales participantes :
Chorale Crescendo de ROMAGNAT
Groupe La Chamade de Clermont-Fd
Le Choeur de Riom
Les solistes :
Laurence Adjé-Deschamps, soprano
Isabelle Quéguiner , alto
Fabrice Maître, ténor
Francis Got , basse
François Clément, organiste
et 25 musiciens professionnels |