Revenu à Salzbourg début 1779 d'un périple de 18 mois, qui l'avait mené à Mannheim mais aussi à Paris, où il avait certes triomphé mais que faute de commandes et d'argent il avait dû quitter après la mort de sa mère, c'était sans enthousiasme que Mozart s'était remis au service de Colloredo, comme organiste, compositeur et maître de concert à sa cour. Néanmoins, il composa en cette période des œuvres religieuses essentielles, comme la Messe du Couronnement, les Vêpres du Dimanche, et Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur...
Dans son deuil, il trouva nécessairement en cette forme musicale un lieu privilégié d'expression de sa ferveur religieuse, mais surtout il cru pouvoir donner libre court, là plus facilement qu'en d'autres formes, à toute son inventivité musicale et à sa liberté créatrice. Mais ni comprises et ni admises par Colloredo, ces velléités feront que finalement Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur constitueront la dernière œuvre liturgique que Mozart écrivit pour la cathédrale de Salzbourg, et qu'il préférera se libérer rapidement et définitivement de sa pesante tutelle princière... |

Comte Hieronymus Colloredo
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