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Le Chant classique amateur en Puy-de-Dôme
 
  

 

MOZART : Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur (Kv 339)

Tout sur les concerts "Messe en Ut min" de juin 2012...

W.A. Mozart

 

 

Mozart a 24 ans lorsqu'à Salzbourg il compose Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur et les fait représenter pour la première fois le 30 septembre 1780, jour de la Saint Jérome, Saint Patron du Prince-Archevêque de Salzbourg, l'employeur même de Wolfgang : Hieronymus (Jérome en latin...) Colloredo.

 

Revenu à Salzbourg début 1779 d'un périple de 18 mois, qui l'avait mené à Mannheim mais aussi à Paris, où il avait certes triomphé mais que faute de commandes et d'argent il avait dû quitter après la mort de sa mère, c'était sans enthousiasme que Mozart s'était remis au service de Colloredo, comme organiste, compositeur et maître de concert à sa cour. Néanmoins, il composa en cette période des œuvres religieuses essentielles, comme la Messe du Couronnement, les Vêpres du Dimanche, et Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur...
Dans son deuil, il trouva nécessairement en cette forme musicale un lieu privilégié d'expression de sa ferveur religieuse, mais surtout il cru pouvoir donner libre court, là plus facilement qu'en d'autres formes, à toute son inventivité musicale et à sa liberté créatrice. Mais ni comprises et ni admises par Colloredo, ces velléités feront que finalement Les Vêpres Solennelles d'un Confesseur constitueront la dernière œuvre liturgique que Mozart écrivit pour la cathédrale de Salzbourg, et qu'il préférera se libérer rapidement et définitivement de sa pesante tutelle princière...

Hieronymus Colloredo

Comte Hieronymus Colloredo

 

 

Messie 2010

Manuscrit du Dixit des Vesperae solennes de Confessore

 

Ces vêpres sont dîtes « solennelles » en ce qu'elles sont soutenues par un ensemble instrumental, et « d'un Confesseur » parce qu'elles célèbrent un saint « non martyr » (ici donc Saint Jérome), qui par tous les actes de sa vie a confessé, c'est à dire proclamé, sa foi.
Écrite en Ut majeur, l'œuvre comprend 5 psaumes, et comme le veut la tradition, s'achève par un Magnificat.

Tout en variété et en équilibre des parties chorales et solistes, Mozart y exprime successivement la puissance divine (Dixit dominus video), des louanges au Seigneur (Confitebor video), et un chant de jubilation (Beatus vir video). Puis, dans une grande fugue dramatique, vient l'appel à la célébration de la gloire du Seigneur (Laudate pueri video). Intense et émouvant, à l'image de l'Agnus Dei et de l'Et incarnatus est de la Messe en ut mineur, le dernier psaume (celébrissime Laudate dominum ! video) est une supplique à l'adoration du Seigneur. Pour conclure, les trompettes et timbales rendent au Magnificat (video) toute la somptuosité du début des Vêpres, et retentissent sur un amen final grandiose et réconciliateur.

Tout sur les concerts "Messe en Ut min et Vêpres d'un Confesseur " de juin 2012...

Conception rédaction et publication : Alain LARGEAU  
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