Plus encore que le Requiem, cette œuvre garde ses mystères. Nous savons que la Messe en ut mineur ne fut pas composée sur commande, comme à l’habitude, mais véritablement voulue par Mozart, en remerciement à Dieu pour la guérison de Constance Weber, gravement malade alors qu’il aspirait à en faire sa femme. Inexplicablement maintes fois abandonnée puis reprise dans son écriture, cette messe nous est pourtant parvenue incomplète, ou inachevée, notamment pour ce qui est du Credo et de l’Agnus Dei, sans qu’après plus de deux cents ans la recherche musicologique ne nous en fournisse la raison. Elle a parfois été complétée par emprunt à d’autres compositions de Mozart, ainsi que l’auteur lui-même l’avait pratiqué pour sa première exécution selon un usage alors commun. Mais contrairement au Requiem, si des réécritures ou des compléments ont bien été tentés à l’aide de fragments supposés destinés à la messe, les représentations d’aujourd’hui sont totalement issues de la plume du compositeur. |

Mozart, sa soeur, son père, sous
le portrait de sa mère défunte
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