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Le Chant classique amateur en Puy-de-Dôme
 
  

 

MOZART : La Grande Messe en ut mineur (Kv 427)

une video intégrale sur youtube

Tout sur les concerts "Messe en Ut min" de juin 2012...

W.A. Mozart

 

Avec le Requiem, la Messe en ut mineur (Kv427) constitue certainement l’œuvre la plus belle et la plus importante que Mozart composa dans le registre religieux. Elle s’inscrit parmi les toutes premières au Panthéon de la musique sacrée occidentale. Ecrite à Vienne en 1782-1783, elle fut représentée pour la première fois le 26 octobre 1783 en l’église Saint-Pierre de Salzbourg, et Constance, épouse de Mozart, en assura la partie soliste de première soprano.

Plus encore que le Requiem, cette œuvre garde ses mystères. Nous savons que la Messe en ut mineur ne fut pas composée sur commande, comme à l’habitude, mais véritablement voulue par Mozart, en remerciement à Dieu pour la guérison de Constance Weber, gravement malade alors qu’il aspirait à en faire sa femme. Inexplicablement maintes fois abandonnée puis reprise dans son écriture, cette messe nous est pourtant parvenue incomplète, ou inachevée, notamment pour ce qui est du Credo et de l’Agnus Dei, sans qu’après plus de deux cents ans la recherche musicologique ne nous en fournisse la raison. Elle a parfois été complétée par emprunt à d’autres compositions de Mozart, ainsi que l’auteur lui-même l’avait pratiqué pour sa première exécution selon un usage alors commun. Mais contrairement au Requiem, si des  réécritures ou des compléments ont bien été tentés à l’aide de fragments supposés destinés à la messe, les représentations d’aujourd’hui sont totalement issues de la plume du compositeur.

Mozart, sa soeur, son père, sous
le portrait de sa mère défunte

 

Constance Mozart, épouse de Wolfgang
première soprano lors de la création de la Messe en ut min

 

 

 

Sa composition fait suite à la période où Mozart, parti à Vienne et donc libéré de la tutelle du Prince-Archevêque Colloredo, avait étudié la musique baroque. Parallèlement aux compositeurs italiens et à Haëndel, il s’est particulièrement intéressé à l’œuvre religieuse de Jean-Sébastien Bach, dont  l’immense inspiration et la force mystique des œuvres l’ont fortement impressionné. Aussi la Messe en ut mineur apparaît-elle directement héritée des enseignements tirés des œuvres de ses aînés et spécialement du maître de Leipzig. Comment en effet ne pas entendre J.S. Bach dans l’ostinato du Qui tollis (video), double chœur au Largo puissant et inexorable, et dans les fugues du Gloria (video) et du Sanctus (video)  ? Mais il s’agit bien là d’un Bach ré-inspiré par la propre modernité créatrice de Mozart dans l’art contrapunctique, auquel, dans une synthèse parfaite, s’ajoute des arias ornementaux et éclatants dans le style italien (les sublimes Laudamus te (video) et Et incarnatus est (video), et les magnifiques duos de sopranos !).


Mêlée de ferveur, de dramatisme, d’intimité, et de joie puissante, cette messe est écrite pour un quatuor de solistes (2 sopranos, ténor et basse), un double chœur, et un grand orchestre. Elle est constituée de 14 mouvements et reprend la liturgie catholique romaine de la messe : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus… liste à laquelle il manque bien sûr un Agnus Dei final

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Conception rédaction et publication : Alain LARGEAU  
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